Les femmes ont elles une image d’elles-mêmes erronée ? Pire encore, se perçoivent elles moins justement que les étrangers les croisant dans la rue ? C’est la thèse qu’expose Dove dans une vidéo surprenante, résultat d’une expérience solidement menée.

Sept femmes de différents âges et milieux se sont vu proposer une drôle d’aventure. Sommées de se décrire physiquement de manière la plus neutre possible à un portraitiste entraîné par le FBI, elles ne s’attendaient pas à l’électrochoc qui les guettait. Plus tôt dans la journée, un rendez-vous leur avait été fixé avec une autre participante du test, sans que les deux parties n’aient reçu aucune explication. Au cours de l’entretien avec le dessinateur judiciaire, cet exercice a alors pris tout son sens. Toujours de dos, celui-ci leur a demandé de décrire, à nouveau de manière factuelle, la personne qu’elles avaient été amenées à rencontrer.

Ainsi, à l’issue du tête-à-tête, chaque femme a découvert deux toiles la représentant. La première était basée sur sa propre perception imaginée, la seconde sur l’opinion de l’étrangère l’ayant côtoyée quelques instants.

"Real Beauty" © Dove

« Real Beauty » © Dove

Et leur confrontation est sans appel. Alors que les premiers croquis s’apparentent plus à de grossières caricatures, les seconds collent comme deux gouttes d’eau aux traits des visages impliqués.

« Vous êtes plus belle que vous ne le pensez », titre alors Dove, mettant en évidence la dévalorisation systématique de chaque femme face à son image. Une image que chacune déforme subjectivement, inconsciemment, à la suite de remarques anodines ou d’un manque de confiance en elle trop pesant. Intitulée « Real Beauty », la campagne cible ces femmes attachées de manière disproportionnée à des détails physiques anodins. Toutes les femmes ?

Finalement, le message de Dove est le suivant : Ayez confiance en vous et le monde vous sourira. Apprenez à vous aimer. Alors on en oublierait presque le côté marketing et publicitaire pour ne retenir que ces belles paroles, sonnant si vrai dans notre société soumise au culte de l’apparence. Et si on lâchait du lest, ne serait-ce qu’un peu ?