Gwyneth Paltrow est, une fois encore, au coeur de la critique. Fraîchement élue personnalité la plus détestée des Américains, toujours sous le coup des révélations choc sur le dangereux régime infligé à ses enfants, c’est cette fois son blog goop.com qui lui attire les foudres de l’opinion publique.

Destinés aux fillettes de quatre à huit ans, les maillots de bain deux pièces de la créatrice Odabash exclusivement commercialisés par l’actrice sur son site ressemblent comme deux gouttes d’eau aux bikinis de leurs mères. Pas étonnant, le blog se targuant même de proposer une collection spécifiquement dessinée pour les enfants souhaitant imiter leur figure maternelle. D’ailleurs, les modèles proposés sont les mêmes, qu’ils ciblent une clientèle de bambins ou d’adultes. Un malaise pour l’Amérique puritaine.

© goop.com

© goop.com

Le pays, pourtant coutumier du phénomène en expansion des concours de Mini-Miss, condamne l’hypersexualisation des petites filles encouragée par Gwyneth Paltrow. Les bikinis, bleu marine à triangles et ornement volantés, sont perçus comme excessivement inadéquats pour des fillettes âgées de quatre ans. Claude Knights, représentant d’un organisme de protection de l’enfance, explique ainsi sa ferme position.

Nous demeurons fortement opposés à la sexualisation des enfants et de l’enfance. Les dangers à long terme ont été exposés, c’est donc extrêmement dommageable qu’une telle tendance persiste et qu’elle reçoive le soutien de célébrités.

Après le scandale soulevé par la dernière collection Victoria’s Secret et les campagnes régulièrement censurées d’American Apparel, qui a fait de la provocation un commerce, la lutte contre l’hypersexualisation des enfants semble définitivement entérinée. Mais quelle force rassemblent les associations en campagne pour les droits de l’enfance ? Face à la constante amplification de phénomènes pernicieux comme les concours de beauté pour bébés, la question a tout lieu de se poser.