Il y a bientôt deux mois, Rihanna assignait Topshop en justice. Le motif ? Le géant anglais avait commercialisé un T-shirt à son effigie sans autorisation préalable. Il était désormais laissé à l’appréciation de la Haute Cour de Londres de statuer sur ce cas, déjà symbolique de la lutte entre publicitaires frauduleux et célébrités. Le verdict est tombé aujourd’hui, mercredi 31 juillet 2013.

Le T-shirt au coeur du scandale © Topshop

Le T-shirt au coeur du scandale © Topshop

Et, surprise, tandis que Mango remporte régulièrement les procès intentés à son égard pour contrefaçon, la chaîne britannique n’a pas bénéficié du même traitement. Rihanna a été reconnue par Colin Birss, juge de la Haute Cour de Londres, victime de l’agissement de la firme, au motif que sa réputation « dans le monde de la mode » en a été entachée. Ainsi, cette « tromperie sur la marchandise » a induit « un nombre substantiel » de consommateurs à se procurer le T-shirt du fait d’une « croyance à tort » que la Barbadienne avait autorisé sa mise en vente. A noter que Topshop avait même choisi d’intituler cette pièce « T-shirt sans manches Rihanna », surfant délibérément sur l’impact marketing de l’image de la star, avant de se rétracter en un « T-shirt sans manche d’une légende ».

Si le verdict a été prononcé, on ne sait toutefois toujours pas quelle somme de dommages et intérêts la société de Philip Green sera amenée à verser à la chanteuse. Celle-ci a requis 5 millions de dollars.