eBay, c’est le lieu où les particuliers se revendent entre eux leurs produits acquis, de toutes sortes, des vêtements aux jouets pour enfants. eBbay, c’est aussi un marché explosif pour les commerçants frauduleux faisant de la contrefaçon leur gagne-pain. Les prix excessivement bas alertent parfois, mais il reste encore fréquent que, même de bonne foi, les consommateurs acquièrent un produit malhonnête, ressemblant comme deux gouttes d’eau à un original de marque.

© eBay

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C’est ainsi qu’en 2009, Versace, mis au fait des pratiques délictueuses de Griffith Suisse Luxury, un groupe sévissant sur le géant eBay, a requis un procès contre sa commercialisation de faux. Il aura nécessité quatre ans de procédure avant d’en voir le bout, mais aujourd’hui, le tribunal californien a enfin sonné le premier glas de la contrefaçon. La maison italienne a obtenu gain de cause, le groupe incriminé est banni du site pour une durée indéterminée et a reçu l’interdiction stricte d’utiliser à l’avenir quelconque signe distinctif de la marque dans ses produits.

C’est une sentence plutôt faible, peu étendue surtout, faisant figure de cas unique, mais espérons que la médiatisation de l’affaire remue les mentalités et soit suivie d’une plus stricte réglementation. A vous, consommateurs, nous rappelons que la possession d’une contrefaçon constitue un délit, fusse-t-elle acquise à vos dépens, et qu’il vous est conseillé d’être suspicieux sur les sites de courtage en ligne lorsque le vendeur propose en masse des prix bien plus bas que la normale et que le certilogo est absent.

Car, comme l’a rappelé le PDG de Versace, la contrefaçon ne présente pas uniquement la problématique du non respect du travail de la marque, mais est aussi bien souvent « liée au crime organisé, au travail des enfants et aux conditions de travail désarmantes ». Et c’est un problème aujourd’hui bien plus conséquent.